Nous reproduisons ici, le dernier article publié par Eva Golinger sur son blog. Nous vous invitons à cette occasion à le consulter bien que ces écrits soient publiés en anglais et/ou en espagnol mais jamais en français. A cet égard, nous adressons nos remerciements à Thierry Deronne pour sa traduction de cet excellent article de synthèse, ainsi que pour l'ensemble du travail du site interner la revolucion vive, dont nous ne saurions que trop vous recommander une lecture régulière.
Original (anglais) : Setting the Record Straight on Venezuela and Hugo Chavez (9 janvier 2011)
Traduction (français) : Thierry Deronne pour La revolución Vive
Tant de désinformation est distillée dans les dépêches de tant de médias dans le monde au sujet du Venezuela et du Président Hugo Chavez, qu’il est temps de remettre les points sur les “i”. Le Venezuela n’est ni une dictature, ni le Président Chavez un dictateur.
Hier soir le chef de l’État participait à une réunion avec un groupe de militants du droit au logement (photo). Non seulement ceux-ci ont critiqué – en direct, à la télévision – les politiques du gouvernement et son inaction sur les thèmes des loyers et du logement, mais ils ont aussi proposé des lois, des règlements et des projets reçus les bras ouverts par Chavez lui-même. La semaine dernière le Président vénézuélien a usé de son droit de veto sur la loi de l’éducation supérieure votée par l’assemblée majoritairement pro-Chavez de l’an dernier, et il a appelé à un débat plus "large et ouvert" sur ce thème, qui prenne en compte les critiques de ceux qui avaient manifesté leur opposition à la loi. Est-ce là l’attitude d’un dictateur brutal ?