Affichage des articles dont le libellé est PSUV. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est PSUV. Afficher tous les articles

mardi 19 juin 2012

Hugo Chavez toujours en tête des sondages

Hugo Chavez dispose d'une avance de 16 points sur le candidat de l'opposition vénézuélienne Henrique Capriles dans les intentions de vote pour la présidentielle du 7 octobre, à en croire un nouveau sondage rendu public ce mardi.
Selon cette enquête d'opinion de l'institut vénézuélien Datanalisis, qui fait autorité, 43,6% des électeurs comptent voter pour le président sortant Chavez, contre 27,7% pour Henrique Capriles, candidat de la coalition d'opposition Table de l'Unité démocratique (MUD).
La proportion d'indécis a légèrement diminué en mai mais se situe toujours à 28,7%, niveau élevé qui laisse penser que tout n'est pas joué. Agé de 57 ans, Hugo Chavezqui se bat contre un cancer depuis un an, demeure populaire alors même qu'il en est à sa 14e année au pouvoir.
Avec Reuters

dimanche 17 juin 2012

Présidentielle au Venezuela: l'opposition joue son va-tout


Le Venezuela s'est lancé cette semaine dans une campagne électorale présidentielle. Le président Hugo Chavez, faisant fi d'un cancer qui le mine depuis plus d'un an, a officiellement annoncé sa candidature lundi. Son opposant, jeune gouverneur issu de la bourgeoisie, l'avait fait la veille. La fin de la «révolution bolivarienne» est-elle possible?
L'hiver dernier, les principaux partis d'opposition ont tenu des primaires pour choisir un candidat unique qui croiserait le fer avec Hugo Chavez à l'élection présidentielle du 7 octobre prochain. Les prévisions étaient que moins de 1 million de personnes y participeraient. Mais au bout du compte, près de 3 millions de Vénézuéliens opposés à la «révolution bolivarienne» de Chavez ont appuyé Henrique Capriles ou l'un de ses quatre opposants.
Le succès des primaires, remportées par Capriles avec 62% des voix, laissait entrevoir la fin prochaine du chavisme. Mais depuis, le candidat de l'opposition traîne la patte dans les sondages.
«On voit que Chavez est affecté par son cancer, mais ses appuis demeurent solides», dit Pedro Rodriguez, de l'Association des Vénézuéliens de Québec. «Il faudra voir si la campagne changera quelque chose. La tradition au Venezuela est de visiter chaque petit village et d'y faire des marches avec des partisans. Il se peut que Capriles sorte avantagé si les gens se rendent compte que Chavez n'a plus la forme.»
Steve Ellner, un politologue de l'Université de l'Est au Venezuela qui est critique envers l'opposition, reconnaît que l'opposition réussit à mobiliser des électeurs. «Lors du dépôt officiel des candidatures de Chavez et Capriles, dimanche et lundi derniers, des dizaines de milliers de personnes les ont tous deux accompagnés. Chavez n'a plus un avantage aussi net dans les manifestations de masse. Mais même les sondeurs de l'opposition le placent toujours en avance.»
D'autres analystes ont souligné la montée des indécis, plus d'un tiers de l'électorat, qui pourrait causer des surprises.
Petit-fils de réfugiés polonais du régime nazi, Capriles est un avocat de 39 ans issu d'une famille bourgeoise - la famille de son père détient la plus importante chaîne de cinémas au pays et celle de sa mère a des intérêts médiatiques et agroalimentaires. Il a commencé sa carrière politique à 26 ans comme député, puis comme maire d'une ville de banlieue cossue de Caracas, avant de battre un dauphin d'Hugo Chavez aux élections pour le poste de gouverneur du deuxième État du pays quant à la population, Miranda, en 2008. Steve Ellner admet qu'il a été un gouverneur efficace, réorganisant notamment le réseau scolaire et celui de la santé.
Il a fait quatre mois de prison en 2004 pour avoir participé à une manifestation devant l'ambassade de Cuba lors du coup d'État antichaviste de 2002 - il affirme qu'il s'y était rendu en tant que maire pour calmer les esprits. Il se présente comme un nouveau Lula qui conservera les politiques sociales chavistes tout en s'attaquant au problème de l'insécurité et en abolissant le contrôle serré des prix et des devises étrangères. Les partisans de Chavez l'ont dépeint comme un riche suppôt des Américains, certains allant jusqu'à le traiter - ironiquement - de nazi.
_____________________________ 
Un enjeu béton
Au début du mois, une jeune Vénézuélienne de 19 ans de l'île Margarita, Natalia Valdivieso, s'est inscrite au compte Twitter de Hugo Chavez. Elle était la trois millionième à le faire. Pour la récompenser, le président vénézuélien lui a fait cadeau d'une maison neuve.
L'anecdote illustre bien l'un des enjeux majeurs de la campagne présidentielle. Le gouvernement admet que 3,1 millions des 29 millions d'habitants du pays vivent dans des conditions inacceptables, généralement des bidonvilles. M. Chavez affirme avoir construit 125 000 unités d'habitation en 2011, mais ses opposants en doutent, affirmant qu'il n'a jamais réussi à dépasser le seuil des 50 000 par année durant son règne de 13 ans.
«J'ignore qui a raison, dit le politologue américain Steve Ellner. Mais je trouve que le programme de construction de Chavez est admirable parce qu'il requiert la participation des bénéficiaires. Mon plombier m'a dit récemment que sa vieille grand-mère s'est récemment mise à mélanger du ciment fourni par le gouvernement pour réparer sa maison.»

mardi 12 juin 2012

Venezuela: Hugo Chavez dépose sa candidature pour la présidentielle


Le  vénézuélien , dont l'état de  demeure incertain, a officiellement déposé lundi sa candidature pour l'élection présidentielle du 7 octobre devant le Conseil électoral (CNE), entouré par des milliers de partisans, ont constaté des journalistes de l'AFP.
"Je m'engage devant le Venezuela et le monde à reconnaître le résultat de l'élection présidentielle" qui l'opposera pour la première fois à un candidat unique de l'opposition, Henrique Capriles Radonski, a déclaré le président sortant devant le CNE, auquel il a remis son programme de gouvernement pour la période 2013-2019. 

Agé de 57 ans et atteint d'un cancer dans la zone pelvienne diagnostiqué mi-2011 et pour lequel il a subi deux opérations et suivi de nombreux traitements médicaux lourds, Hugo Chavez est au pouvoir depuis 1999.
Lundi, il a parcouru sur un camion à travers une marée rouge (la couleur de ses partisans) les quelques blocs qui séparent à Caracas le siège de la présidence des locaux du CNE, aux cris de "Ouh ! Ah ! Chavez ne s'en va pas !"
Vêtu d'une chemise aux trois couleurs du pays (jaune, rouge et bleu) et coiffé de son traditionnel béret rouge, M. Chavez, autoproclamé "candidat de la patrie", était accompagné de ses filles et de plusieurs de ses plus proches collaborateurs, et a salué la foule d'un poing dressé.
Bien qu'il ait à nouveau affirmé samedi que les traitements médicaux qu'il avait suivis ont été efficaces, les doutes persistent pour savoir si son état de santé lui permettra de concourir à ces nouvelles élections.
Selon le CNE, il sera possible de "substituer" un candidat jusqu'à 10 jours avant le scrutin et s'il n'y avait pas le temps de modifier les bulletins de vote, "ceux-ci seraient attribués au candidat substitué".
Dimanche, le candidat de l'opposition, M. Capriles, 43 ans, avait parcouru au pas de course 10 km entre l'est de Caracas et le siège du CNE, également accompagné d'une foule de partisans, pour officialiser sa candidature.
Les sondages d'intention de votes donnent pour l'heure une avance de 7 à 30% au président sortant.

Chavez mobilise les foules pour son grand retour en public


Le président vénézuélien, qui souffre d'un cancer, a déposé sa candidature à l'élection du 7 octobre.  

Hugo Chavez, dont l'état de santé est au centre de toutes les rumeurs au Venezuela, a mobilisé lundi ses partisans à l'occasion du dépôt de sa candidature à l'élection présidentielle du 7 octobre. 
Le président vénézuélien, qui souffre d'un cancer, voulait faire de cet événement une démonstration de force. 
Ses partisans, convoyés par des centaines de cars vers la capitale, se sont pressés dans les rues de Caracas, que Chavez, 57 ans, a traversée, juché sur le toit d'un camion dans une atmosphère de liesse populaire. 
"Je vous remets ceci avec la promesse de lutter, de me battre et, bien sûr, de gagner", a-t-il dit en remettant sa candidature aux commissaires électoraux. 
L'apparition publique de Hugo Chavez, qui a déjà subi en un an plusieurs séances de radiothérapie et trois opérations pour enlever une tumeur maligne, était censé faire taire les rumeurs qui affirmaient qu'il ne serait pas en état de se rendre en personne faire enregistrer sa candidature. 
Elle était d'autant plus importante que la veille, l'opposant Henrique Capriles avait pris la tête d'un imposant cortège de plusieurs centaines de milliers de sympathisants qui l'ont accompagné lors du dépôt de sa propre candidature. 
Mais le président sortant, au pouvoir depuis treize ans, a semblé se déplacer avec difficulté. Ce qui a conduit son rival à commenter sur Twitter: "Ce candidat ne marche pas, il est à court de carburant (...) Un avenir meilleur de progrès est en marche." 
Hugo Chavez a longtemps été absent de la vie publique, en raison du traitement de sa maladie à Cuba, laissant planer le doute sur la gravité de son état de santé. Certaines rumeurs disaient qu'il ne se déplaçait plus que sur un fauteuil roulant, d'autres qu'il n'aurait plus que deux mois à vivre. 
Le promoteur de la "révolution bolivarienne" a lui-même semé la confusion en reconnaissant en début d'année que son cancer était réapparu, après avoir annoncé fin 2011 être "totalement guéri". 
Sa première apparition à la télévision depuis son retour au Venezuela, en apparente bonne forme, a eu lieu fin mai. 
La plupart des instituts de sondage le créditent d'une confortable avance sur Capriles, mais les Vénézuéliens ont démontré par le passé leur capacité à changer radicalement d'opinion - ce fut le cas en 1998 lors de la première élection de Chavez. 
L'opposition dénonce elle une confusion des genres, affirmant que le candidat Chavez s'appuie sur les ressources de l'Etat. Leopoldo Lopez, une des figures de l'opposition, a ainsi déclaré que le pouvoir avait contraint des fonctionnaires à se mobiliser lundi dans Caracas. Citant ce qu'il a présenté comme une note interne du Parti socialiste, il a assuré que les ministères avaient reçu ordre de mobiliser au moins 120.000 personnes. 

lundi 11 juin 2012

Venezuela : Chavez candidat à sa réélection


Au pouvoir depuis 1999, le président vénézuélien souffre d'un cancer.

Le président vénézuélien Hugo Chavez, dont l'état de santé demeure incertain, a officiellement déposé lundi sa candidature pour l'élection présidentielle du 7 octobre devant le Conseil électoral (CNE), entouré par des milliers de partisans, ont constaté des journalistes de l’AFP.
«Je m’engage devant le Venezuela et le monde à reconnaître le résultat de l'élection présidentielle» qui l’opposera pour la première fois à un candidat unique de l’opposition, Henrique Capriles Radonski, a déclaré le président sortant devant le CNE, auquel il a remis son programme de gouvernement pour la période 2013-2019.
Agé de 57 ans et atteint d’un cancer dans la zone pelvienne diagnostiqué mi-2011 et pour lequel il a subi deux opérations et suivi de nombreux traitements médicaux lourds, Hugo Chavez est au pouvoir depuis 1999.
Lundi, il a parcouru sur un camion à travers une marée rouge (la couleur de ses partisans) les quelques blocs qui séparent à Caracas le siège de la présidence des locaux du CNE, aux cris de «Ouh ! Ah ! Chavez ne s’en va pas !»
Vêtu d’une chemise aux trois couleurs du pays (jaune, rouge et bleu) et coiffé de son traditionnel béret rouge, M. Chavez, autoproclamé«candidat de la patrie», était accompagné de ses filles et de plusieurs de ses plus proches collaborateurs, et a salué la foule d’un poing dressé.
Bien qu’il ait à nouveau affirmé samedi que les traitements médicaux qu’il avait suivis ont été efficaces, les doutes persistent pour savoir si son état de santé lui permettra de concourir à ces nouvelles élections.
Selon le CNE, il sera possible de «substituer» un candidat jusqu'à 10 jours avant le scrutin et s’il n’y avait pas le temps de modifier les bulletins de vote, «ceux-ci seraient attribués au candidat substitué».
Dimanche, le candidat de l’opposition, M. Capriles, 43 ans, avait parcouru au pas de course 10 km entre l’est de Caracas et le siège du CNE, également accompagné d’une foule de partisans, pour officialiser sa candidature.
Les sondages d’intention de votes donnent pour l’heure une avance de 7 à 30% au président sortant.
(AFP)

dimanche 10 juin 2012

Zoellick (BM) prédit que les jours du gouvernement Chavez sont comptés



WASHINGTON - Le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a affirmé jeudi que les jours du régime du président vénézuélien Hugo Chavez étaient comptés et que sans son soutien, les gouvernements de Cuba et du Nicaragua auraient du mal à se maintenir.

Les jours de Chavez sont comptés. Et si ses subventions à Cuba et au Nicaragua sont supprimées, ces régimes se retrouveront en difficulté. Les démocrates d'Amérique latine - gauche, centre, et droite devraient se préparer, a déclaré M. Zoellick à Washington, à l'occasion des cérémonies marquant le 30e anniversaire du centre d'analyse Inter-American Dialogue.

Les appels à la démocratie pour mettre fin aux intimidations, pour revenir au respect des droits de l'Homme, à des élections équitables et à l'Etat de droit, doivent venir de toutes les capitales, a ajouté M. Zoellick.

Le gouvernement de Hugo Chavez est le principal allié du Nicaragua depuis le le retour au pouvoir du président d'extrême gauche Daniel Ortega en 2007, et ce pays producteur de pétrole et membre de l'OPEP envoie parallèlement à Cuba 100.000 barils de pétrole par jour.

Le débat sur le retour de Cuba dans les organisations interaméricaines au cours du sommet des Amériques de Carthagène, en Colombie, en avril, a sonné comme un écho creux d'un autre temps. Il faut regarder vers l'avenir, pas vers le passé, a plaidé le président de la Banque Mondiale.

M. Zoellick, qui cèdera son poste à la fin du mois, a appelé l'Amérique latine à profiter de l'opportunité de faire du continent américain une région démocratique, un espace de développement et (de) dignité et non pas de coups d'Etat, de caudillos et de cocaïne.

Vous savez bien que si les Latino-américains laissent le travail à Washington et à Ottawa, les opposants de la liberté et des droits de l'Homme joueront la carte (...) du néo-impérialisme. Faites-les déchanter, a-t-il lancé.

M. Zoellick a aussi appelé les pays de la région à profiter du boom des matières premières, qui leur a rapporté d'importants revenus ces dernières années, pour diversifier leurs économies et augmenter le revenu par tête, qui n'atteint actuellement en moyenne que 30% de celui des Etats-Unis.

Le président sortant de la Banque mondiale a également recommandé d'accroître le libre-échange, d'augmenter la coopération entre les secteurs public et privé, et de lutter de manière coordonnée contre le crime organisé.


(©AFP / 08 juin 2012 02h35) 


lundi 28 mai 2012

Venezuela: le compte Twitter de Chavez dépasse les trois millions d'abonnés


AFP - Le compte Twitter du président vénézuélien Hugo Chavez dépasse désormais les trois millions d'abonnés, s'est félicité lundi l'intéressé, devenu l'homme politique le plus populaire du site de microblogs en Amérique latine.
"Aux trois millions de Candanguiens et Candanguiennes (qui suivent le compte @chavezcandanga, "candanga" veut dire "taquin", ndlr), j'envoie un remerciement spécial! Et nous poursuivons aussi par ce biais la bataille des idées!", a écrit M. Chavez lundi matin peu après avoir atteint ce seuil.
A la mi-journée, @chavezcandanga comptait 3.001.091 abonnés. Dès les premières heures de la matinée, la chaîne de télévision nationale VTV a diffusé un spot publicitaire annonçant "trois millions d'abonnés, et en avant!"
Le dirigeant vénézuélien avait ouvert en avril 2010 son compte Twitter pour contrer l'influence de l'opposition sur les réseaux sociaux. Très vite, des centaines de milliers de personnes s'y sont abonnées, beaucoup pour lui demander du travail ou un logement.
Face à cet afflux de demandes, il avait même dû ouvrir un service spécial chargé de lire et de répondre à tous ses messages.
Agé de 57 ans, M. Chavez est au pouvoir depuis 1999. Il souhaite briguer un troisième mandat en 2012.
Après avoir quelque peu délaissé son compte, Hugo Chavez est devenu plus assidu depuis sa première opération pour lui retirer une tumeur cancéreuse dans la zone pelvienne le 20 juin 2011 à Cuba.
Malgré l'incertitude qui pèse sur son état de santé depuis qu'on lui a diagnostiqué ce cancer, qui a requis une seconde opération et plusieurs traitements médicaux lourds, tous effectués à Cuba, le président a affirmé le 23 mai qu'il déposerait officiellement sa candidature à la présidentielle du 7 octobre.

dimanche 27 février 2011

Intervention de la vice-présidence de l'Assemblée Nationale du Venezuela

La vice-présidente de l'Assemblée Nationale, députée du PSUV, répond à l'intervention de la député de l'opposition, Maria Corina Machado qui avait notamment déclaré :"Vous êtes des communistes qui veulent nous imposer une dictature, nous croyons en la justice et la liberté"
La vidéo est en espagnol et n'a pas fait l'objet d'un quelconque traduction. 



En bonus, une image d'archive de la visite de Maria Corina Machado au président américain George W. Bush en 2005.


mercredi 12 janvier 2011

Chavez définit les lignes directrices de l'action politique du PSUV

Dans un contexte politique interne marqué par le retour de l'opposition à l'Assemblée Nationale, le président vénézuélien propose les lignes directrices à suivre par le PSUV dans l'avancement vers le socialisme du XXIème siècle.

Le discours que vous  retrouverez ci-dessous est en version originale, donc en espagnol.

dimanche 17 octobre 2010

Entrevista exclusiva a Eduardo Samán, ex-ministro del comercio

Escrito por Lucha de clases, Miércoles 06 de Octubre de 2010

“Hay que construir una corriente radical dentro del PSUV”. El 10 de febrero del 2010 se le informó a Eduardo Samán que el Ejecutivo Nacional había decidido sustituirlo en el cargo de Ministro para el Poder Popular del Comercio. Samán era conocido en Venezuela cómo un ministro muy cercano al pueblo revolucionario, muy atento con sus problemas e inquietudes. Era además muy popular entre los trabajadores por el hecho de haber trabajado por el control obrero en fábricas como La Gaviota, Edo. Sucre.

Sin embargo, su gestión creó un fuerte descontento entre los empresarios, a quienes Samán les atribuye parte de la culpa por su salida sorprendente. Lucha de Clases, sección venezolana de la Corriente Marxista Internacional, le entrevistó para saber sus opiniones sobre el pasado, presente y futuro de la Revolución Bolivariana.


LC: En Venezuela usted es bien conocido, pero esta entrevista también tendrá muchos lectores a nivel internacional, ya que también será publicada en la página Marxist.com. ¿Podrías contarnos un poco de tí, de tu militancia, de la lucha que desarrollaste contra el sabotaje económico, etc?

ES: Sí, con mucho gusto. Yo soy hijo de inmigrantes árabes y nací en el 1964, en el barrio popular de Catía, en el oeste de Caracas. A los 18 años, en el1982, tomé conciencia política por primera vez. Yo estuve en una lucha de bachilleres sin cupo. Queríamos entrar la universidad para tener una educación digna, para tener un futuro.

Yo quería estudiar estudios farmacéuticos, pero la UCV (Universidad Central de Venezuela) era muy elitista en aquel periodo. Fue allí que me di cuenta por primera vez de la profunda desigualdad que existe. Los ricos sí lo saben, tienen su propia conciencia de clase. Pero los que venimos de familias humildes no lo percibimos en un primer momento, pensamos que todos somos iguales en la sociedad.

Bueno, en el 1982 tuve que participar en una huelga de hambre que duró cuatro días. Al final logré entrar y me gradué en enero de 1989, justo antes del Caracazo. Estuve vinculado a la Juventud Comunista un tiempo, pero salí de allá el año antes de terminar la universidad, pues me di cuenta de que la dirección del partido había degenerado políticamente, cosa que se confirmó en el 1993 con su apoyo a la candidatura de Rafael Caldera.

LC: ¿Y que recuerdos tienes del Caracazo?

ES: Esto fue un baño de sangre horrible. El 27 de febrero estuve en una escuela de medicina, dando clases. Yo no podía entrar al sector farmacéutico, pues cuando uno tenia una “mancha roja” no te dejaban entrar a la industria.

El Caracazo fue un acontecimiento espontáneo, sin dirección. Era como un estallido de la frustración acumulado en el pueblo por mucho tiempo. Ese 27 de febrero yo decidí caminar desde la escuela de medicina en Altamira hasta mi casa en Catia. En la calle ya habían comenzado los saqueos, pero lo que sorprendía es que muchos policías también participaban en los saqueos.

También vi los primeros actos de represión a nivel de calle. Pero fue el siguiente día cuando se militarizó toda la capital y mandaron soldados a los barrios para “controlar” la situación. Pero los soldados estaban gobernados por el miedo. No querían disparar contra sus hermanos de clase. Claro, nosotros tuvimos que deshacernos de todo el material político, para no ser detenidos o “desaparecidos” por la DISIP. Así que perdí toda mi colección de Marx, Engels y Lenin.

El Caracazo fue un factor determinante para entender el panorama político de los veinte años que han transcurridos desde aquel entonces.

LC: ¿Cómo llegaste a protagonizar la lucha contra el acaparamiento de alimentos y la especulación?

Bueno, yo fui nombrado como director del INDECU por Adina Bastidas (vicepresidenta de Venezuela entre el 2000-2002), una mujer muy valiosa y del ala más de izquierdas del gobierno.

INDECU era el Instituto para la Defensa y Educación del Consumidor, pero en el 2008 cambiamos el nombre al Instituto para la Defensa de las Personas en el Acceso a Bienes y Servicios. Nuestro criterio principal para cambiar tanto el nombre como la ley fue que la palabra “consumidor” viene de la propia terminologia capitalista. El “consumidor” es el que tiene dinero como para comprar y asi consumir determinados productos.

Nosotros queríamos romper estos esquemas. Pensamos que no se podría construir la Venezuela que necesitamos con los viejos códigos de comercio del capitalismo y por lo tanto hicimos un análisis de porqué se fortalecen los monopolios.

El problema principal es que no se puede industrializar a Venezuela con un estándar capitalista. Ya se ha intentado muchas veces, pero la oligarquía no está interesada. Condenaron a Venezuela a ser un país “rentista”, que solo producía petróleo e importaba todos los demás productos. Tenemos petroquímica, pero no hay juguetes producidos enteramente en Venezuela.

LC: ¿Cual era el eje de su gestión? ¿Cómo benefició al pueblo?

Hay gente que han dicho que “Samán quería quebrar la Polar (la mayor compañía de alimentos de Venezuela)” ¿Y que les puedo responder? ¡Claro que sí! No es justo que una compañía tenga el monopolio del comercio, y no es justo que pueda utilizar sus bienes para decidir cuándo hay abastecimiento y cuándo no.

El control de precio era nuestro arma en la lucha de clases. Así, lo utilizamos en el Marzo de 2009 cuando, bajo mi gestión y con la aprobación del presidente Chávez, decidimos inspeccionar las plantas arroceras de la Polar y descubrimos que solo producían arroz de lujo para poder evitar los controles de precio. Fue en esta lucha que el presidente decidió nombrarme Ministro de Comercio.

Desde el primer día en el cargo intenté romper el poder económico de la oligarquía venezolana y las multinacionales. Establecimos la Arepera Socialista en Caracas, dónde el pueblo puede almorzar con un descuento del 40 por ciento o más.

Investigamos el comercio y la producción en varios sectores, entre ellos la industria cafetera. Allí descubrimos que Café Madrid y Café Fama de América tenían el 80% del mercado por varias trabas y ventajismos en el intercambio de materia prima para la producción. Se decidió intervenir en Café Fama de América y nacionalizar a la Cafea, una planta en Rubio, Edo. Táchira.

LC: Usted ha trabajado intensamente con colectivos de trabajadores al largo y ancho del país. Una experiencia particularmente importante fue con los camaradas de La Gaviota, en el Edo. Sucre. ¿Puedes contarnos de ella?

La Gaviota es una fábrica que enlata las sardinas y está ubicada cerca de Cumaná. Durante los meses de enero y febrero se dio una huelga por parte de los trabajadores, pues el patrono estaba incumpliendo casi todos los reglamentos y la Ley Orgánica del Trabajo.

Decidimos intervenir allí para reactivar la planta. Pero, claro, las máquinas estaban desgastadas, el personal eran trabajadores mayores, y el proyecto del patrono era liquidar la fábrica. Pero eso significaba un desastre para las comunidades de alrededor, pues una buena parte de las familias dependían del funcionamiento de la fábrica. La fábrica tenía 300 trabajadores, la mayor parte de ellos eran de dos urbanizaciones cercanas.

Lo primero que hicimos era explicar a los trabajadores que nosotros no éramos unos nuevos patronos. Envié gente a la planta que, más bien, acompañaron los trabajadores como camaradas políticos, aprendiendo y enseñando a la misma vez.

Lo primordial en la primera etapa era romper la división entre trabajo manual y administración de la empresa. En cualquier empresa capitalista es lo normal que el patrono quiere separar a los trabajadores y los empleados, evitar a máximo costo que tengan una cercanía. Esto no es coincidencia, pues el manejo de los libros de cuenta, los presupuestos, la contabilidad, etc. revelan todos los secretos comerciales y muestran las cifras crudas. El patrono desea mantener todo esto oculto para los trabajadores.

El 19 de mayo, dos semanas después la intervención del estado, la fábrica ya estaba produciendo a 50% de su capacidad, que es decir entre 25 y 30 toneladas semanales. Los excedentes eran mínimos, pero la fábrica no dió perdida. Efectivamente, se mostró que eramos capaces de pagar los salarios, el mantenimiento y todo con la venta de los productos.

El órgano superior en todo este periodo fue la asamblea de trabajadores. En los primeros cuatro meses celebramos 40 asambleas con la participación de toda la plantilla. También se eligió un Consejo de Trabajadores, pero no era algo contrapuesto al sindicato. Al contrario, los dos organismos se complementaron, el Consejo manejaba la dirección diaria de la planta y el Sindicato luchaba por las reivindicaciones de los trabajadores. De hecho, es muy significativo que la mitad de los integrantes de la Dirección sindical, la parte más combativa, fueran también elegidos como voceros en el consejo.

Se inició además un profundo trabajo político-cultural con los trabajadores. Se creó un teatro obrero, se estableció una biblioteca para promover la lectura de los trabajadores y se dio espacio a las misiones educativas: Misión Robinson y Misión Ribas.

Esta fue una experiencia maravillosa que desafortunadamente se liquidó cuando sali del ministerio. Pero, no obstante, el ejemplo de la Gaviota muestra que el Control Obrero no es un “espejismo” como afirma Toby Valderrama y otros analistas, sino algo real que muestra cómo los trabajadores son perfectamente capaces de gestionar las empresas.

LC: ¿Porqué cree usted que le sustituyeron en el cargo como Ministro de Comercio?

ES: Muchas veces ha ocurrido que las decisiones poco populares se toman justo antes de vacaciones para intentar calmar a la gente. Así también fue en mi caso, me sustituyeron justo antes de los carnavales.

A mí no me dieron una razón y, claro, el presidente puede sustituir los cargos como desee. Pero puedo sospechar que los empresarios del sector agro-alimentario tenían su mano metida. Creo que ellos pedían mi cabeza como garantía para, en cambio, no generar desabastecimiento de alimentos en un año electoral. Ellos hicieron una amenaza y yo era el obstáculo que querían mover.

Lo primero que hizo el nuevo Ministro de Comercio, Ricardo Canán, era dar luz verde para un aumento de precio de productos tan importantes como el tomate, la margarina y la mayonesa. Yo jamás hubiera permitido eso.

LC: Después de los resultados electorales del 26 de septiembre, ¿Cuáles son las perspectivas para la Revolución Bolivariana?

ES: Hay dos escenarios factibles en la coyuntura actual. El primero es que haya una radicalización de la revolución. Para ir por esta via es necesario una rectificación interna en el seno del PSUV. Esto significa una lucha sin cuartel contra la burocracia y la corrupción.

El otro escenario es algún tipo de reconciliación del proceso con la derecha, o incluso podría haber un status quo, pero sin un avance significativo. Allí tendríamos una agonía, que es decir una muerte lenta de la revolución.

La contrarrevolución no va a apostar por lanzarse inmediatamente contra el presidente. A ellos no les interesa un referéndum revocatorio, pues necesitan los dos años hasta el 2012 para crear la suficiente apatía en los barrios, entre los trabajadores y los campesinos. Su arma fundamental es que el descontento se convierta en abstención, lo que sería mortal para la revolución.

Aunque los portavoces de la oposición hablan bonito, como si realmente quisieran resolver los problemas como la inseguridad, la alta inflación, etc, en realidad no les interesa desarrollar Venezuela como nación.

Ellos ni siquiera controlan su propia política, son controladas desde los EE.UU. Su motivo real es devolver el petróleo al imperialismo norteamericano.

Fíjese, es como si hubiera una gran maquinaria contra un hombre, el presidente Chávez ¿Usted se recuerda de la primera computadora que jugaba ajedrez contra el hombre? Algo parecido está ocurriendo ahora y, en realidad, el camarada Chávez está luchando solo contra este maquinaria.


LC: Hemos hablado de muchos de los problemas que enfrenta la revolución. Pero ¿qué mensaje final quiere enviar a nuestros lectores? ¿Qué salida hay en la coyuntura actual?
ES: Mira, la única manera de avanzar es con un profundo debate en nuestro partido, en el PSUV. Hay que construir una corriente radical en el PSUV. No para fraccionar y dividir el partido, sino para contribuir como una corriente de pensamiento al debate vivo, a la discusión de ideas.

El presidente Chávez tiene que reconocer la existencia de una corriente radical en su movimiento. Dicha corriente puede salvar la revolución de una derrota aplastante, pues puede capitalizar el descontento y orientarlo hacia adentro. En lugar de tener gente valiosa que vaya a la casa, decepcionada con la burocracia y el lento avance para abandonar la política, podrían organizarse en una corriente radical si lo ven como una alternativa viable, como una esperanza.
Con una corriente organizada en el partido se podría desafiar la burocracia. No es cierto que la quinta columna sea la oposición venezolana, esto es un intento de confundir el término. La verdadera quinta columna es una burocracia que existe en nuestro propio movimiento bolivariano y debemos organizarnos para quitarle el puesto dirigente que ha asumido. Solo asi se puede rectificar, que es decir aplicar la tesis de los tres Rs a la revolución para poder salir adelante.

Source originale: Lucha de clases
Vous pouvez également retrouver l'entretien (traduit en anglais) sur le site Venezuelanalysis