lundi 16 janvier 2012

Consul expulsé: le Venezuela rappelle le personnel du consulat de Miami

CARACAS - Le gouvernement du Venezuela a ordonné lundi le rapatriement à Caracas de l'ensemble du personnel consulaire vénézuélien de Miami (Etats-Unis), qui selon lui est menacé par un danger véritable, grave et imminent, après l'expulsion du consul début janvier.

Le personnel diplomatique et consulaire vénézuélien a fait l'objet de menaces et d'intimidations qui, à la lumière de la nature criminelle et terroriste des individus et organisations à qui les Etats-Unis accordent une protection dans l'Etat de Floride, leur font courir un danger véritable, grave et imminent, affirme un communiqué du ministère vénézuélien des Affaires étrangères.

Dans le but de préserver leur intégrité physique et morale, le gouvernement (...) a décidé de rapatrier à Caracas le personnel consulaire vénézuélien détaché à Miami, poursuit le texte, sans fournir plus de précisions.

Le 13 janvier, le président vénézuélien Hugo Chavez avait déjà annoncé la fermeture administrative du consulat de Floride, une semaine après que les Etats-Unis eurent déclaré persona non grata le consul vénézuélien à Miami, Livia Acosta Noguera, et ordonné son expulsion du pays.

Washington n'a pas justifié cette décision, mais Mme Acosta Noguera avait été récemment présentée dans un documentaire de la chaîne hispanophone Univision comme complice d'un présumé projet iranien d'attentats aux Etats-Unis.

Selon Univision, une chaîne basée à Miami, Mme Acosta Noguera aurait participé au présumé complot alors qu'elle était seconde secrétaire à l'ambassade vénézuélienne à Mexico, en 2007.

Les attentats, qui pouvaient s'accompagner d'attaques informatiques, auraient visé des sites vitaux pour la sécurité des Etats-Unis, comme des centrales nucléaires et l'aéroport Kennedy de New York, selon la chaîne.

Le 9 janver, M. Chavez avait dénoncé l'expulsion injuste et arbitraire du consul et qualifié la décision américaine de nouveau geste (...) d'une puissance impérialiste ridicule.

De son côté, l'opposition vénézuélienne voit dans la réaction de Caracas un moyen de priver ses candidats des suffrages de l'importante communauté expatriée en Floride lors de la présidentielle prévue en octobre 2012, pour laquelle M. Chavez, au pouvoir depuis 1999, est candidat à un troisième mandat.

La décision de fermer ce consulat est discriminatoire et capricieuses et affecte les 200.000 Vénézuéliens qui vivent dans cette région, a estimé dans un communiqué le secrétaire exécutif de la coalition d'opposition, Ramon Guillermo Aveledo.

La fermeture restreint le droit de vote des Vénézuéliens qui résident là-bas, en ne permettant pas de s'inscrire sur les listes électorales dans cette circonscription consulaire, ajoute le texte.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire