Affichage des articles dont le libellé est jean ortiz. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est jean ortiz. Afficher tous les articles

dimanche 27 février 2011

De Bolivar aux Libertadors d’aujourd’hui : l’Amérique latine insoumise


Aux quatre coins du monde, quand on pense Venezuela aujourd’hui, c’est le nom de Chávez qui vient à l’esprit. Mais quand Chávez pense Venezuela, c’est Bolívar qu’il a en tête. Pour lui, la Révolution bolivarienne qu’il impulse par la voie démocratique depuis une douzaine d’années s’inscrit dans la filiation de la geste du Libertador.
Deux siècles après la libération du joug colonial espagnol, il s’agit, pour toute l’Amérique latine, de conquérir sa seconde indépendance en s’émancipant cette fois de l’oppression de la grande puissance impériale du Nord, de ses multinationales et des institutions internationales qu’elle contrôle au service d’un modèle économique dont la crise actuelle met au jour, s’il en était besoin, les ravages sociaux et environnementaux.

Il y a un demi-siècle, la Révolution cubaine avait montré le chemin, mais était restée longtemps isolée et en a payé le prix. En ce début du xxie siècle, ce sont maintenant tous les peuples de ce que José Marti appelait « notre Amérique » qui se sont remis en mouvement, et qui, dans bon nombre de pays, ont porté au pouvoir des gouvernements progressistes.
On peut certes avoir des appréciations différentes sur le processus bolivarien – et le pluralisme des contributions à cet ouvrage en témoigne –, mais nul ne peut douter de son inscription dans un mouvement historique de grande ampleur.
 Bernard Cassen (Mémoire des luttes)
De Bolivar aux Libertadors d’aujourd’hui : l’Amérique latine insoumise, coordinateur Jean Ortiz - Editions Atlantica - 360 pages - 25 euros.

mercredi 24 novembre 2010

Un concept à contextualiser - Le « populisme » serait-il aujourd’hui une menace pour l’Amérique latine ? - Tribune de Jean Ortiz

Le « populisme » serait-il aujourd’hui une menace pour l’Amérique latine ?
C'est à cette interrogation, ou plutôt aux réponses qu'elle amène, que Jean Ortiz, maître de conférences à l'Université de Pau tente de répondre dans sa tribune du 23 novembre 2010 publiée dans l'Humanité.
Pour l’ancien chef du Commando Sud de Washington pour l’Amérique du Sud, le général James Hill, pas l’ombre d’un doute : la menace principale aujourd’hui sur le « sous-continent », c’est « le populisme radical qui menace le processus démocratique » (le Monde diplomatique, décembre 2007). Hier le communisme, aujourd’hui le « populisme », tous deux satanisés.
Le populisme est un concept flou, commode et attrape-tout, réactivé pour stigmatiser les changements en cours, dénigrer leurs acteurs (dirigeants et peuples). Et ça marche ! De Libération au Monde en passant par El Pais, ils tapent tous sur le même clou. Le sommet d’éthique fut atteint par le Figaro, le 18 août 2004. L’omniscient éditorialiste Alexandre Adler y qualifia le chavisme de « populiste antisémite » et traita le président métis Hugo Chavez de « gorille bolivarien ». On a les élégances que l’on peut et des préjugés tenaces.